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Mikaela CAILLIAU

Bénévole — Antenne Lille

Identité

Membre depuis
septembre 2026

Membre Réseau Social VDA depuis
septembre 2026
Dernière connexion
29 octobre 2026 à 16:34
Dernière mise à jour
25 octobre 2026 à 12:58
Mikaela CAILLIAU
—
Femme
Adoption : 2006

Profils

  • Adoptée

Recherche des Origines

Non, plus tard

Pays de résidence
France
Ville
Lille
Pays d'origine
Albanie
Ville
Juban, Shkodër
Métiers
juriste

Présentation

Je m’appelle Mikaela et j’ai été profondément façonnée par mon histoire.
Je suis née en Albanie et fais partie de ces enfants issus de l’adoption internationale. Ces enfants qui sont souvent entre deux rives, entre deux mondes, avec une culture par-ci, une autre par-là.
Je suis quelqu’un de solaire, de profondément passionné. Une touche-à-tout, comme on aime nous qualifier. J’aime tout découvrir et tout savoir. Mais ce qui me touche le plus profondément, ce sont les convictions humaines. C’est le partage du cœur, c’est l’expression de notre humanité. Et c’est en ce sens que je suis devenue juriste.
Aujourd’hui, si les droits humains m’ont animée pendant tant d’années, j’aimerais poursuivre mon chemin dans le milieu de la psychologie et de la sociologie, car j’ai toujours profondément aimé comprendre l’Homme, celui avec un grand H. Je prends à cœur les douleurs de chacun, la profondeur des blessures, la transmission entre les générations dont je ne connais finalement presque rien dans ma propre histoire. Ces traumatismes qui m’ont peut-être façonnée et qui me sont inconnus. Ces visages que je croise, dans lesquels je crois parfois reconnaître quelque chose de mes anciens, sans pouvoir en être certaine.
Mais pour parler de moi, il faut parler de toutes les personnes qui ont fait mon chemin, qui en ont posé les fondations et auprès desquelles j’ai grandi.
J’ai vécu au milieu de tellement de familles. J’ai grandi entre les rives, au milieu de nombreuses cultures méditerranéennes, aussi bien albanaise qu’italienne ou marocaine, peut-être même turque. Toutes m’ont profondément façonnée, ont laissé des traces en moi et un fort sentiment d’appartenance, avec, toujours, ce lien qui me ramène à l’Albanie.
Je suis une enfant de la Méditerranée, je suis une enfant des rives, une enfant de ces rivages.
Quand j’ai besoin de me ressourcer, je retourne là-bas. Retrouver la sensation de l’air chaud méditerranéen sur mon visage, qui me rappelle d’où je viens. Albanaise dans le cœur, profondément méditerranéenne dans tout ce que je suis. J’ai le visage de mes racines, le caractère qui en porte quelques clichés et le cœur attaché à mes origines. Même si je ne connais pas toute mon histoire.
Parce que mon histoire commence avec beaucoup de silence.
Je n’étais qu’un nourrisson lorsque j’ai été abandonnée en pleine nuit devant un portail. Je viens d’un pays que l’on décrit comme un carrefour culturel, dont la multiculturalité est l’essence.
De mes débuts, je n’ai rien. Aucune information qui me permettrait de savoir vers qui me tourner, où aller, par quoi commencer. J’ai donc décidé de mettre mon énergie dans l’avenir, de le construire. Je vis avec les blessures qui m’ont façonnée, avec cette perte inconnue qui laisse toute la place à l’imaginaire.
Et quand je regarde toute cette histoire, toutes les facettes qui la composent, je retiens surtout une chose : j’ai aimé profondément et j’ai été aimée. Moi qui, au départ, n’attendais que d’avoir deux parents.
Il y a un dicton qui dit qu’il faut tout un village pour élever un enfant. Moi, je n’avais peut-être pas de parents initialement, mais j’ai eu tout le village.
J’ai grandi avec toutes ces personnes qui ont pris une place profonde dans ma vie, qui m’ont élevée, qui m’ont transmis une part d’elles-mêmes.
J’aime les choses profondément simples. J’aime les rires et j’ai tendance à dire qu’ils sont l’âme des jours, parce que ce sont eux qui allègent un peu plus le cœur de chacun.
Ma mère m’a dit un jour que je n’étais peut-être pas née dans son ventre, mais que j’étais née au fond de son cœur. Ça ne m’a jamais quittée. Et je crois que ça a toujours été ma façon de comprendre la famille.
Pour moi, la famille, c’est le cœur, c’est la place qu’on se fait dans la vie les uns des autres. Et dans la mienne, il y a eu beaucoup de rencontres.
À travers tout ça, mon fil à moi, c’était l’islam. Depuis le début, de famille en famille, de lieu en lieu, d’étape en étape, ma foi est toujours restée intacte. Et comme on se tournerait vers un parent pour qu’il nous prenne dans ses bras, quand je n’en avais pas, je me tournais vers Allah. Ce lien est ce que j’ai de plus intime et de plus constant.
Rejoindre l’association, c’est avoir envie de partager tout ça avec des personnes qui ont vécu des choses similaires. Pouvoir parler et se reconnaître dans ce que l’autre raconte, entrevoir le fond de son âme dans un regard.
C’est aussi vouloir profondément contribuer à améliorer le vécu des parents adoptifs. Parce que même si les fleurs ont poussé, la blessure est toujours là.
J’aimerais faire vivre des rencontres autour de nos cultures, organiser des soirées à thème et ressentir, pourquoi pas, ce lien qui se crée dans le partage.
J’ai beaucoup reçu des personnes qui ont croisé ma route, qui l’ont façonnée, qui l’ont partagée ou qui la partagent encore. Aujourd’hui, j’ai envie de transmettre à mon tour, de faire partie, moi aussi, du village de quelqu’un.
Parce qu’on revient toujours à nos racines, je suis et je resterai l’enfant du village.

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Statut

Statut
Bénévole
Postes
Antenne Lille
Rôle
Bénévole Terrain

Coordonnées

Coordonnées privées.

Présentation

Je m’appelle Mikaela et j’ai été profondément façonnée par mon histoire.
Je suis née en Albanie et fais partie de ces enfants issus de l’adoption internationale. Ces enfants qui sont souvent entre deux rives, entre deux mondes, avec une culture par-ci, une autre par-là.
Je suis quelqu’un de solaire, de profondément passionné. Une touche-à-tout, comme on aime nous qualifier. J’aime tout découvrir et tout savoir. Mais ce qui me touche le plus profondément, ce sont les convictions humaines. C’est le partage du cœur, c’est l’expression de notre humanité. Et c’est en ce sens que je suis devenue juriste.
Aujourd’hui, si les droits humains m’ont animée pendant tant d’années, j’aimerais poursuivre mon chemin dans le milieu de la psychologie et de la sociologie, car j’ai toujours profondément aimé comprendre l’Homme, celui avec un grand H. Je prends à cœur les douleurs de chacun, la profondeur des blessures, la transmission entre les générations dont je ne connais finalement presque rien dans ma propre histoire. Ces traumatismes qui m’ont peut-être façonnée et qui me sont inconnus. Ces visages que je croise, dans lesquels je crois parfois reconnaître quelque chose de mes anciens, sans pouvoir en être certaine.
Mais pour parler de moi, il faut parler de toutes les personnes qui ont fait mon chemin, qui en ont posé les fondations et auprès desquelles j’ai grandi.
J’ai vécu au milieu de tellement de familles. J’ai grandi entre les rives, au milieu de nombreuses cultures méditerranéennes, aussi bien albanaise qu’italienne ou marocaine, peut-être même turque. Toutes m’ont profondément façonnée, ont laissé des traces en moi et un fort sentiment d’appartenance, avec, toujours, ce lien qui me ramène à l’Albanie.
Je suis une enfant de la Méditerranée, je suis une enfant des rives, une enfant de ces rivages.
Quand j’ai besoin de me ressourcer, je retourne là-bas. Retrouver la sensation de l’air chaud méditerranéen sur mon visage, qui me rappelle d’où je viens. Albanaise dans le cœur, profondément méditerranéenne dans tout ce que je suis. J’ai le visage de mes racines, le caractère qui en porte quelques clichés et le cœur attaché à mes origines. Même si je ne connais pas toute mon histoire.
Parce que mon histoire commence avec beaucoup de silence.
Je n’étais qu’un nourrisson lorsque j’ai été abandonnée en pleine nuit devant un portail. Je viens d’un pays que l’on décrit comme un carrefour culturel, dont la multiculturalité est l’essence.
De mes débuts, je n’ai rien. Aucune information qui me permettrait de savoir vers qui me tourner, où aller, par quoi commencer. J’ai donc décidé de mettre mon énergie dans l’avenir, de le construire. Je vis avec les blessures qui m’ont façonnée, avec cette perte inconnue qui laisse toute la place à l’imaginaire.
Et quand je regarde toute cette histoire, toutes les facettes qui la composent, je retiens surtout une chose : j’ai aimé profondément et j’ai été aimée. Moi qui, au départ, n’attendais que d’avoir deux parents.
Il y a un dicton qui dit qu’il faut tout un village pour élever un enfant. Moi, je n’avais peut-être pas de parents initialement, mais j’ai eu tout le village.
J’ai grandi avec toutes ces personnes qui ont pris une place profonde dans ma vie, qui m’ont élevée, qui m’ont transmis une part d’elles-mêmes.
J’aime les choses profondément simples. J’aime les rires et j’ai tendance à dire qu’ils sont l’âme des jours, parce que ce sont eux qui allègent un peu plus le cœur de chacun.
Ma mère m’a dit un jour que je n’étais peut-être pas née dans son ventre, mais que j’étais née au fond de son cœur. Ça ne m’a jamais quittée. Et je crois que ça a toujours été ma façon de comprendre la famille.
Pour moi, la famille, c’est le cœur, c’est la place qu’on se fait dans la vie les uns des autres. Et dans la mienne, il y a eu beaucoup de rencontres.
À travers tout ça, mon fil à moi, c’était l’islam. Depuis le début, de famille en famille, de lieu en lieu, d’étape en étape, ma foi est toujours restée intacte. Et comme on se tournerait vers un parent pour qu’il nous prenne dans ses bras, quand je n’en avais pas, je me tournais vers Allah. Ce lien est ce que j’ai de plus intime et de plus constant.
Rejoindre l’association, c’est avoir envie de partager tout ça avec des personnes qui ont vécu des choses similaires. Pouvoir parler et se reconnaître dans ce que l’autre raconte, entrevoir le fond de son âme dans un regard.
C’est aussi vouloir profondément contribuer à améliorer le vécu des parents adoptifs. Parce que même si les fleurs ont poussé, la blessure est toujours là.
J’aimerais faire vivre des rencontres autour de nos cultures, organiser des soirées à thème et ressentir, pourquoi pas, ce lien qui se crée dans le partage.
J’ai beaucoup reçu des personnes qui ont croisé ma route, qui l’ont façonnée, qui l’ont partagée ou qui la partagent encore. Aujourd’hui, j’ai envie de transmettre à mon tour, de faire partie, moi aussi, du village de quelqu’un.
Parce qu’on revient toujours à nos racines, je suis et je resterai l’enfant du village.

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